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Jean-François
Brésil : la fête de lémanja
 
Le 2 février à Salvador de Bahia (Brésil), c'est la fête de Iémanja. Très tôt, le matin, les fidèles, vêtus de blanc et bleu, descendent vers la plage de Rio Vermelho, des fleurs à la main. Ils vont faire des offrandes à la mer, déposer sur l'eau des fleurs, des parfums, des gâteaux... Certains louent les services d'un bateau pour aller les lancer en mer, à quelques dizaines de mètres du rivage. Il y a foule. Tout se passe dans la bonne humeur, en musique, au son des tambours.

 
De très bonne heure des files d'attente se forment pour acheter des fleurs et se rendre sur la plage.
 
Les participants viennent en famille ou avec des amis.
Quelques uns se font bénir par un père ou une mère de saint.
La fête de Iémanja est l'une des plus importantes du candomblé (1) : elle célèbre l'Orixa Iémanja, divinité de la mer et de la fertilité qui protège, en particulier, les femmes enceintes.  Le midi, les participants grignotent beignets ou brochettes proposées par des marchands ambulants, des petits vendeurs de rue. La fête se prolonge dans les rues où les fidèles, les curieux et quelques touristes écoutent des groupes de musiques locaux, tard dans la nuit.  Il fait très chaud (38°C à midi). La bière coule à flot. « Il vaut mieux ne pas s'attarder dans le quartier », précise Osvaldo, un habitant de Rio Vermelho : les pickpockets et les bagarres peuvent se multiplier avec la tombée de la nuit.
Déjà les installations monumentales, pour assister au défilé du carnaval  le long des rues, sont en partie prêtes pour une dizaine de jours plus tard.

(1) Le candomblé est l'une des principales religions afro-brésiliennes. Mélange subtil de catholicisme de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des orixa (prononcer «oricha»), les dieux du candomblé associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la traite des noirs. (source Wikipédia)


il y a aussi des bougies allumées sur les rochers par des fidèles, un peu à l'écart de la foule.


Cette concentration de population oblige la police à veiller, surtout pour dissuader.


Sur la plage ou dans les rues des groupes de musiciens s'en donnent à cœur joie, sous le soleil.
Extrait du journal de Jean François Bourblanc - janvier 2015
Texte et photos : Fanchette et Jean-François Bourblanc
 
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